La messe catholique

La messe catholique est imprégnée de la Bible et de Jésus. La messe comprend plus de 90 références bibliques. Nous croyons que la messe est tout simplement le moyen le plus biblique pour adorer Dieu. Nous pensons que la Bible et l'histoire du christianisme sont des témoignages du fait qu'il a été comme ça depuis les tous premiers chrétiens et le temps des apôtres. La messe a également un appel à l'autel étonnant, qui nous fait rencontrer le Christ dans la chair quand nous allons à l'avant pour la Sainte Communion.

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Père Jeff, Compagnons de la Croix

Qu'en est-il de la cérémonie, des calices d'or, de l'encens et des machins catholiques?

Certains évangéliques se moquent de la messe catholique et l'appellent « smells and bells » (expression péjorative signifiant « les odeurs et les cloches » que l’on se servait contre les anglicans aux tendances liturgiques du mouvement Oxford). Mais si nous regardons les premiers chrétiens, nous voyons aussi une cérémonie élaborée. Ils étaient des hommes de leur temps et de leur culture. Ce style de culte est le patrimoine que le christianisme a hérité tout naturellement de ses origines juives. Voici un inventaire écrit des articles utilisés par les chrétiens au Certa de l'année 303 après Jésus-Christ, avant la «légalisation» du christianisme par l’Empereur Constantin. Outre les Saintes Écritures, qui ont toujours été utilisées, l'inventaire est comme suit:

  • 2 coupes d'or
  • 6 calices d'argent
  • 6 plats d'argent
  • un bol d'argent
  • 7 lampes d'argent
  • 2 torches
  • 7 courts chandeliers de bronze, avec leurs lampes
  • 11 lampes de bronze avec leurs chaînes (par exemple, utilisées pour l'encens)
  • 82 tuniques pour femmes
  • 38 voiles
  • 16 tuniques pour hommes
  • 13 paires de pantoufles pour hommes
  • 47 paires de pantoufles pour femmes
  • 18 paires de chaussures en bois pour hommes

    (Gregory Dix, The Shape of the Liturgy, p. 24. Merci à Mark Bonocore pour cette recherche.)

Quelle cérémonie! Noé a fait un holocauste et « L'Éternel sentit une odeur agréable » (Gen 8,21). Le Seigneur n'est pas venu pour abolir la loi de Moïse, mais plutôt pour l'accomplir (Mat 5,17). La loi ordonne un tas de cérémonies et de vêtements. Jésus enseignait constamment dans les temples. Il n'est pas allé là juste pour sortir les fidèles. Il aimait le temple et il l'appela « la maison de mon Père » (Lc 2,49; Jn 2,16). Il raffole de la cérémonie. Même le ciel raffole de la cérémonie. « Les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l'agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d'or remplies de parfums, qui sont les prières des saints.» (Ap 5,8). « Et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône » (Ap 8,3). Ce sont quelques-unes des raisons pour lesquelles les catholiques réjouissent de la cérémonie. En fait, de grandes parties du livre de l'Apocalypse nous donne une description de la messe.

Dans les deux premiers siècles, la messe comprenait la formule de deux volets que nous utilisons encore aujourd'hui. Elle commençait avec les enseignements et les lectures des Saintes Écritures suivie par la fraction du pain et le partage du vin. La Parole de Dieu écrite a été suivie par la Parole de Dieu fait chair. Justin Martyr nous montre cela en 155 après Jésus-Christ. Et la Bible-même décrit une messe où ils avaient des enseignements et des lectures jusqu'à minuit suivie par la fraction du pain. (Actes 20,7-12).

:Encens: Nous trouvons l'encens au temple dans Lc 1,10 et les Mages ont apporté d'encens à la naissance de Jésus. Il y a beaucoup d'encens à la messe dans le ciel (Ap 5,8; 8,3; 8,4).

L'art visuel est l’art pour les yeux.
La musique est l'art pour les oreilles.
Les parfums et l’encens sont l'art pour le nez.
Toutes les formes d'art peuvent être utilisées au service de Dieu!

J'aime une bonne grand-messe avec la belle musique et l'encens.

Cloches:

Les carillons dans les clochers sont épatants. Ils sont simplement un rappel qu'il est temps pour la messe. Certains fondamentalistes prétendent qu'ils sont d'origine païenne. Mais les païens chantaient aussi des cantiques et aucun chrétien ne les éliminerait de notre culte pour autant. Zacharie a parlé de « cloches » sur les chevaux inscrites des mots: « Sainteté à l'Eternel » (Zacharie 14,20). Même le Seigneur a ordonné que des cloches soient attachées à l'ourlet du vêtement du grand-prêtre (Exode 28,33) !

On s’oppose surtout aux carillons parce qu'ils sont « catholiques ». Par contre, de nombreuses églises protestantes ont aussi des carillons. Dernièrement, les carillons sont moins populaires, parce qu'ils « dérangent » les voisins qui préfèrent dormir le dimanche matin au lieu d'aller à l'église. Je suis navré que les églises ne sonnent plus les carillons, mais dans ces mêmes quartiers, il y a des gens qui klaxonnent vivement quand on gagne un match de hockey.

Vêtements sacerdotaux: Nous voyons les vêtements sacerdotaux dans les Saintes Écritures (Ex 40,13-14; Lev 8,7-9; Ap 3,5; 3,18; 4,4; 7,13-14; 22,14). Nous voyons également les vêtements sacerdotaux dans les récits historiques, comme indiqué ci-dessus dans la description de la messe pré-Constantine en 303 après Jésus-Christ. Les professions laïques se servent d’uniformes pour s’identifier, comme la police, le personnel militaire et les infirmières. Les Évangéliques utilisent également une tenue vestimentaire « appropriée ». À la télévision, ils portent des complets. Dans les églises, ils portent des kakis et des chemises de golf. :-)

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Père Mark Goring, Compagnons de la Croix, Ottawa, Canada.

Où est la Bible dans une messe catholique?

  1. La Liturgie de la Parole: Trois lectures de la Bible: AT, Psaume, NT et une lecture de l'Évangile. Puis une homélie, qui commente ces lectures. Si je vais à la messe tous les jours, je reçois beaucoup de la Bible.
  2. La Liturgie de l'Eucharistie: les Saintes Écritures, la prière, la louange et alors le Seigneur Lui-même apparaît et nous nous présentons à Lui et L’accueillons. Tu parles d'une « relation personnelle » avec Jésus!

Revoyons les autres parties de la messe. Dans l'acte pénitentiel, nous nous repentons devant le Seigneur et lui demande son pardon et sa miséricorde (Ap 2,5; 16, 21; 3,3; 16,11). Le Gloria in excelsis (le dimanche) est une louange à la gloire de Dieu (de Luc 2,14). L’acclamation Alléluia (louange à Dieu avant l’Évangile), les prières d'intercessions (durant lesquelles nous exerçons notre rôle comme fil conducteur entre les gens dans le besoin et Dieu) (Ap 5,8; 6,9-11; 8,3-4) et le Pater noster—la prière du Seigneur (Matthieu 6,9) sont d'autres éléments importants. Voir aussi la section sur l'Eucharistie. Il y a plus de 90 références bibliques qui inspirent la structure de la messe. Le Livre de l'Apocalypse est représenté généreusement dans la liturgie.

Les évangéliques n’ont-ils pas des rites?

Beaucoup d’Évangéliques disent qu'il y a trop de faste et de cérémonie dans une messe catholique. Je chante à beaucoup de festivals de musique chrétienne dans le monde évangélique (un monde pour lequel j'ai beaucoup d’affection). Je trouve que l'industrie de la musique chrétienne contemporaine (qui est évangélique à 90 p.-c.) déborde de « cérémonie ». Il y a beaucoup d'effets d'éclairage, des costumes, de la vapeur de glace carbonique, des choses étincelantes, et l'art décoratif à ces lieux de culte. Je ne peux pas m'empêcher de penser elles sont similaires à l'encens, aux vêtements sacerdotaux, et à l'art nous trouvons dans les églises catholiques.

J'ai joué de la musique pour de nombreux services de louange évangéliques. Chacun de ces services a son propre modèle (par exemple, quatre chansons rapides, cinq chœurs lents, un sermon et un appel à l'autel). Ce n'est pas une « cérémonie » préétablie mais on reprend plus ou moins le même format chaque semaine. Dieu est un Dieu d'ordre et je suis à l’aise avec ça. Il semble y avoir quelque chose d'instinctif dans l'esprit humain qui nous attire vers la cérémonie et un train cyclique en l'honneur de Dieu.

Et la prière par cœur?

Certains évangéliques pensent que, parce que l'Église catholique a des actions spécifiques comme la génuflexion, le signe de la croix et des prières spécifiques à l'église, il est purement par routine que nous faisons ces choses. Certes, pour certains catholiques la génuflexion n’est qu’un réflexe et une prière récitée n’est pas consciemment exprimée à un moment donné. Cependant, cela est vrai dans n'importe quelle dénomination. Beaucoup de gens dans les églises évangéliques lèvent la main par réflexe, d'autres parlent en langues inconsciemment et d'autres chantent un chant de louange par cœur. La conférencière évangélique bien connue Joyce Meyer reproche beaucoup d'évangéliques:

  «... Nous devons être très prudents, mes amis charismatiques, que nous ne sommes pas simplement devenu comme une bande de perroquets ... seulement deux lumières étaient allumées [dans une congrégation de milliers] » Un extrait mp3 contextuel de l'exposé est ici.

Ce n'est pas les actions que nous faisons qui dictent si oui ou non nous faisons quelque chose par réflexe. C'est l'état de notre cœur quand nous faisons ces actions. Les bons catholiques que je connais aiment la génuflexion, car ils veulent honorer la présence réelle de Dieu devant eux. Quand ils font le signe de la croix, ils se joignent aux premiers apôtres qui ont fait cela et ils sentent la protection de notre Seigneur sur leurs esprits, leurs cœurs et leurs bouches. Quand ils disent le « Notre Père », ils prient de la façon que Jésus nous a enseignée à prier, et ils sentent sa présence.

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Pourquoi interdire la communion aux non-catholiques?

Occasionnellement, un évangélique pourrait être à une messe catholique, peut-être un mariage ou des funérailles. Certains se sentent que l'Église catholique est orgueilleuse ou snob pour ne pas permettre aux non-catholiques à participer à la communion. Cependant, nous laissons certains non-catholiques de célébrer la communion avec nous. Les Chrétiens orthodoxes orientaux sont les bienvenus. Donc ce n'est simplement un « club exclusif ». Il ne s'agit pas snobisme. C’est en fait le contraire, l'humilité. Nous aimerions que tous soient en mesure de recevoir l'Eucharistie (Jn 6,56). Saint Paul a dit:

« Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s'il ne discerne le Corps » (1 Cor 11,27-29).

Nous pensons qu'il est très grave de consommer l'Eucharistie, sans croire (sans « discerner ») que c'est le Corps de Jésus. C'est une sorte de profanation. Nous ne voulons pas voir les gens se blesser de cette façon. Nous ne voulons pas être tenus responsables devant Dieu de ne pas prêter attention à ce qu'Il avait ordonné à nous de faire dans l'Écriture. Ce serait banaliser le centre de notre foi. Nous ne pouvons pas prétendre qu'il y a unité en compromettant ce que nous croyons est le Corps de notre Seigneur, la source et le sommet de notre foi. Nous prions pour le jour où tous les chrétiens seront en pleine unité. J'ai un article complet sur pourquoi l'Église refuse la communion à certains chrétiens ici.

J'ai assisté à l’Église catholique pendant sept ans avant que j'avais décidé de devenir catholique, et je n'ai pas pris l'Eucharistie pendant ce temps. Donc, je comprends ce que c'est de regarder tout le monde monter pour la communion tandis que je restais dans mon banc et je priais seul. Mais cela ne m'a pas éloigné de l'Église catholique.

La messe est-elle toujours pareille?

J'ai reçu un courriel qui disait que la messe est…

« ... Ennuyeuse. Incroyablement ennuyeuse. Sa ressemblance est à côté du mot ennuyeux dans le dictionnaire. Si j'étais catholique, je n'irais pas à l'église ... »

J'avais l'habitude de penser que l'église est ennuyeuse. J'ai eu un revirement complet après que j'ai découvert Jésus dans l'Eucharistie. Quand je participe à l'Eucharistie aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il se déplace à travers tout mon corps. J'ai eu de nombreuses expériences avec le Saint-Esprit en dehors de la célébration eucharistique. Mais de loin mes expériences les plus puissantes du Saint-Esprit ont été juste après la Communion. Maintenant je me réjouis à l'église tous les matins à 7h30 avant le travail. C'est la meilleure partie de ma journée. Je suis désolé que certains catholiques « culturels » ne comprennent pas le mystère et la puissance de l'Eucharistie. C'est pourquoi ils abandonnent l'Église. Mais cela ne veut pas me faire douter de la validité de l'Eucharistie. Cela prouve seulement ce que Jésus dit Lui-même se passerait (Jn 6,56). De nombreux disciples ont dit que c'était un enseignement difficile et alors ils L'ont laissé. Et d’autres Le quittent aujourd’hui.

Un bon exemple de cela est lorsque j'ai cessé de manger du sucre, tout avait un goût de carton. Mais après plusieurs mois, j'ai mordu dans une pomme et je pouvais y goûter. Elle était délicieuse. Je n'avais jamais goûté une pomme avant parce que mes sens étaient tellement bombardés avec le sucre pendant de nombreuses années. Après que j'avais cessé de consommer du sucre, je pouvais goûter à tout nouveau. Mes sens ont repris naissance. Il est semblable à cela dans la messe.

Nous en Amérique du Nord avons une faculté d'attention très courte. Nous sommes habitués au divertissement. Nous voulons de la musique entraînante et nous voulons un discours spectaculaire devant l'autel. Nous voulons agiter nos mains dans l’air et nous nous attendons aux analogies soignées. La vénération silencieuse n'est plus valorisée parce que nous avons des téléviseurs à grand écran à la maison, qui bombardent nos sens. Alors, nous nous ennuyons quand il y a quelque chose de calme qui se passe. Quand j'ai arrêté de bombarder mes sens avec la télévision, le cinéma et les autres formes de divertissement que la société nous bourre la gorge, j'ai été capable de voir la vraie beauté de la messe dans sa simplicité. Je me ravive dans ce rite que Jésus nous a demandé de faire il y a 2 000 ans. Vous trouverez un article sur l'Eucharistie ici.

N'est-ce pas que la messe catholique est toujours pareille de jour en jour, mois après mois, d’une année à l'autre?

Eh bien, effectivement, la messe n'est pas toujours pareille. Il y a des saisons de l'année liturgique. Ils sont le temps ordinaire, Carême, Pâques et l'Avent. Chaque saison a des couleurs-thème différentes, la musique, des lectures et des prières. Il y a aussi des jours importants qui ont leurs propres parures et commémorations. Chaque jour a différentes lectures de la Bible.

Bien sûr, il y a une prévisibilité à tout cela. Les catholiques ressentent la force dans ce format familier tout comme les évangéliques ressentent la force dans la répétition d'un refrain de louange et d’adoration. Cette cadence est en fait une chose merveilleuse.

Il n'y a peut-être pas beaucoup de surprises externes dans une messe catholique, mais il y a un tas de surprises internes. J'ai éprouvé à la messe plein d’occasions puissantes pour l’action du Saint-Esprit dans ma vie. Jamais deux messes ne sont identiques. Dans moi, chaque messe inspire quelque chose différent, donc chacune est différente.

J'ai joué de la musique pour de nombreux services de louange évangéliques. Chacun de ces services a son propre modèle (par exemple, quatre chansons rapides, cinq chœurs lents, un sermon et un appel à l'autel). Ce n'est pas une « cérémonie » préétablie, mais elle est plus ou moins pareille chaque semaine. Mes chants de louange évangéliques préférés suivent une formule (couplet, refrain, couplet, refrain, pont musical facultatif, refrain, louanges improvisées, fin). Dieu est un Dieu d'ordre et de cadence et l'on devrait être à l’aise avec ça.

Regardez cette vidéo par certains évangéliques.

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La messe : un nouveau sacrifice de Jésus chaque fois?

Aucunement. Il est mort une fois pour nos péchés et sa présence demeure éternellement. Nous présentons à Dieu les fruits de Son sacrifice. En termes catholiques, nous disons que c'est une « expression sacramentelle du mystère pascal. » (Pascal signifie « avoir à faire avec la pâque juive »).

Lorsque les évangéliques disent « je suis lavé dans le sang de Jésus » (que j'adore), ils ne re-sacrifient pas Jésus, qui est mort il y a 2 000 ans. Non, ils connaissent le caractère perpétuel de son sacrifice pour nos péchés. Ceci est semblable à l'Eucharistie, mais je dirais qu'il est beaucoup plus puissant, parce que dans l'Eucharistie, Il est vraiment présent physiquement, plutôt que présent seulement spirituellement. Les gens qui ne saisissent pas l'Eucharistie laissent passer ce cadeau fantastique.

Voir aussi la section sur l'Eucharistie

Le Livre de l'Apocalypse comme un modèle pour la messe

Le Livre de l'Apocalypse est merveilleux. En plus de présenter de nombreuses déclarations prophétiques, il contient une vision très précise de la messe comme il se déroule au ciel. La messe catholique est un écho sur la terre de cette belle cérémonie céleste.

Élément de la messe Versets Texte échantillon
L'autel Ap 6,9; 8,3-5; 9,13; 11,1; 14,18; 16,17

« Un autre Ange vint alors se placer près de l'autel, muni d'une pelle en or. On lui donna beaucoup de parfums pour qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or placé devant le trône. » Ap 8,3

Habits des prêtres Ap 3,5; 3,18; 4,4; 7,13-14; 22,14    « L'un des Vieillards prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d'où viennent-ils? » » Ap 7,13... Par conséquent, « C'est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, le servant jour et nuit dans son temple; et Celui qui siège sur le trône étendra sur eux sa tente. » Ap 7,15

Bougies Ap 4,5 « Du trône partent des éclairs, des voix et des tonnerres, et sept lampes de feu brûlent devant lui, les sept Esprits de Dieu. »
Encens et les prières des saints Ap 5,8; 8,3; 8,4 « ... Quand il l'eut pris, les quatre Vivants et les 24 Vieillards se prosternèrent devant l'Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d'or pleines de parfums, les prières des saints. » (Ap 5,8)
Sang de l'Agneau Ap 7,15 « ... C'est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, le servant jour et nuit dans son temple; et Celui qui siège sur le trône étendra sur eux sa tente. »
Saint, Saint, Saint Ap 4,8 « Les quatre Vivants, portant chacun six ailes, sont constellés d'yeux tout autour et en dedans. Ils ne cessent de répéter jour et nuit : « Saint, Saint, Saint, Seigneur, Dieu Maître-de-tout, Il était, Il est et Il vient.". »
L'acte pénitentiel Ap 2,5; 16, 21; 3,3; 16,11       « Allons! Rappelle-toi comment tu accueillis la parole; garde-la et repens-toi. Car si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur sans que tu saches à quelle heure je te surprendrai... » Ap 3,3
Prière silencieuse après la communion Ap 8,1 « ... Et lorsque l'Agneau ouvrit le septième sceau, il se fit un silence dans le ciel, environ une demi-heure... »
Invoquer les anges      Ap 5,11           « Et ma vision se poursuivit. J'entendis la voix d'une multitude d'Anges rassemblés autour du trône, des Vivants et des Vieillards - ils se comptaient par myriades de myriades et par milliers de milliers! »
Gloria Ap 1,6; 4,9-11; 5,12-13; 7,12; 11,13; 14,7; 15,4 « Et toute créature, dans le ciel, et sur la terre, et sous la terre, et sur la mer, l'univers entier, je l'entendis s'écrier : « À Celui qui siège sur le trône, ainsi qu'à l'Agneau, la louange, l'honneur, la gloire et la puissance dans les siècles des siècles! » » Ap 5,13
Signe de la croix Ap 7,3-4; 11,1; 14,1; 22,4

« Attendez, pour malmener la terre et la mer et les arbres, que nous ayons marqué au front les serviteurs de notre Dieu. » (Ap 7,3) « Puis voici que l'Agneau apparut à mes yeux; il se tenait sur le mont Sion, avec 144 000 gens portant inscrits sur le front leur nom et le nom de leur père. » (14,1)

Alléluia Ap 19,1, 3, 4, 6 « Alléluia! Salut et gloire et puissance à notre Dieu… Puis ils reprirent : « Alléluia! Oui, sa fumée s'élève pour les siècles des siècles ! » Alors, les 24 Vieillards et les quatre Vivants se prosternèrent pour adorer Dieu, qui siège sur le trône, en disant: « Amen, alléluia!... » Alors j'entendis comme le bruit d'une foule immense, comme le mugissement des grandes eaux, comme le grondement de violents tonnerres; on clamait: « Alléluia! Car il a pris possession de son règne, le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout. »
Lectures liturgiques Ap 5,1 « Et je vis dans la main droite de Celui qui siège sur le trône un livre roulé, écrit au recto ... »
Agneau de Dieu Ap 5,12

« Digne est l'Agneau égorgé de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l'honneur, la gloire et la louange! »

Eucharistie (la manne)             Ap 2,17

« Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Églises: au vainqueur, je donnerai de la manne cachée et je lui donnerai aussi un caillou blanc, un caillou portant gravé un nom nouveau que nul ne connaît, hormis celui qui le reçoit. » (Note: Un article complet sur l’Eucharistie est ici.)

Marie Ap 12,1-17 « …une Femme! … douze étoiles couronnent sa tête … enceinte … la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations … et son enfant fut enlevé jusqu'auprès de Dieu et de son trône … Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s'en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus. » (Remarque : une exploration complète de Marie dans les Saintes Écritures se trouve ici.)
Les reliques des saints sous l'autel Ap 6,9 « … je vis sous l'autel les âmes de ceux qui furent égorgés pour la Parole de Dieu et le témoignage qu'ils avaient rendu. »

Le but principal de l'Apocalypse est de décrire la cérémonie la plus importante du culte chrétien, la messe. Il y a aussi beaucoup de références à la messe dans d'autres livres de la Bible … plus de 90 en tous.

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Pourquoi ne pas servir le vin à la messe?

J'ai reçu ce courriel d'un évangélique :

Pourquoi les catholiques ne reçoivent-ils pas le vin pendant la Sainte Communion?

De nombreuses églises catholiques servent le pain et le vin, en fait la plupart. Certaines ne servent pas le vin à l’assemblée à toutes les messes. À chaque messe, dans chaque église catholique à travers le monde, le prêtre mange le pain et boit le vin.

Le pain et le vin sont tous les deux entièrement et complètement le sacrifice du Christ. Donc, même si je ne prends que le pain, je reçois tout le Corps du Christ. Si je ne prends que le vin, je reçois tout le Corps du Christ. Ils sont complets en soi dans leur manifestation du sacrifice du Christ. Rien ne manque dans le sacrifice de Jésus dans une espèce ou dans l’autre.

Je suis un alcoolique rétabli. Je ne bois pas de vin, même quand mon église le sert à la Sainte Communion. La raison fondamentale pour laquelle certaines églises ne servent pas de vin est parce que certaines personnes ont peur de partager des microbes. Aussi, parfois il n'y a pas assez de ministres eucharistiques pour servir le vin à toute l’assemblée. Mais l'essentiel, c’est que le pain suffit pour présenter le Corps du Christ. C'est le sacrifice complet et il n'y a rien de déficient moralement ou théologiquement quand l’assemblée ne reçoit que le pain, pourvu que le prêtre ait pris les deux espèces. Mais je préfère être à une messe qui offre les deux espèces à toute l’assemblée, même si je ne bois pas le vin.

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Pourquoi ces églises majestueuses ?

Parfois, les évangéliques lorgnent de belles églises catholiques et se demandent « pourquoi les catholiques ne peuvent-ils pas adorer le Seigneur dans un bâtiment humble ? » Ils soulignent que dans les premières années du christianisme, les lieux de rassemblement étaient des domiciles privés. Cela est vrai. Mais les catholiques ne croient pas que cela était le plan de Dieu pour Son « Église ». Cet état chétif à ses débuts était le résultat de la persécution.

Les martyrs sont morts pour que les chrétiens puissent sortir de leurs maisons et avoir leurs services de culte en public.

Les martyrs désiraient vivement le jour où les chrétiens pourraient adorer le Seigneur en lieux publics, où ils pourraient être des témoins plus visibles et où ils pourraient mieux accueillir les étrangers.

Donc, je ne peux pas comprendre pourquoi des gens dans la société actuelle tiendraient à retourner à l'époque où les chrétiens ont été opprimés et contraints de se rassembler dans des maisons. La légalisation du christianisme de l’Empereur Constantin a mis fin à l'oppression publique et de l'état piètre du christianisme de fidèles contraints de se rassembler à la cachette dans les maisons des particuliers.

Les gens qui ont grandi dans la Russie communiste durant la Guerre froide savent ce que c'est que d'avoir l'Église expulsée de la place publique et contrainte à se rassembler dans des maisons. Les chrétiens russes ont bien fêté le jour quand ils ont pu retourner aux églises publiques après la chute du communisme. Ne soyons pas nostalgiques et romantiques sur l'oppression chrétienne. C’est ce qui se passe actuellement en Chine et dans de nombreux pays musulmans. (« Oh Seigneur, laissez prospérer Votre Église dans les régions opprimées du monde. »)

Quand Jésus vit les changeurs d'argent dans le temple, il n'a pas dit à ses disciples « hey les gars, c'est seulement un bâtiment, nous pouvons adorer n’importe où, descendons dans la rue au centre communautaire. » Non, Il chassa les changeurs d'argent de là (Lc 19,45). Les Saintes Écritures disent: « Ses disciples se rappelèrent qu'il est écrit: « Le zèle pour ta maison me dévorera. » (Jn 2,17) Il avait une passion pour le Temple. Il l'appela « la maison de mon Père » (Lc 2,49; 16,27; Jn 2,16).

Les grands bâtiments de l'Église ont commencé à émerger dans la seconde moitié du deuxième siècle pendant les accalmies dans la persécution. Ils sont devenus très répandus après l’Édit de Milan en 313 après Jésus-Christ quand il était finalement possible pour l'Église à émerger complètement des menées souterraines.

Les belles, grandes églises traditionnelles qui attirent le plus de plaintes n'ont pas été construites avec de grosses sommes. Elles ont été construites à la sueur des fronts des bénévoles qui ont travaillé jusqu'à 23 heures tous les soirs après une journée complète de travail à leurs emplois réguliers de jour. Ils feraient cela pendant des années jusqu'à ce que leur communauté paroissiale ait été construite. Je voudrais avoir ce genre de foi inlassable. C'est la véritable richesse de l'Église catholique—les fidèles.

Paradoxalement, de nombreuses nouvelles églises évangéliques sont énormes. Elles sont comme des stades.

Guatemala Evangelical Church

L’église évangélique à Guatemala

J'ai récemment joué des concerts dans la ville de Guatemala. L'organisation évangélique « Fraterinidad chrétienne de Guatemala » a entrepris la construction d'une nouvelle église qui pourra tenir à 7 000 personnes dans son amphithéâtre. Elle a une centaine de salles de réunion, deux étages, une aire de stationnement pour 1 000 voitures, un complexe d’hébergement et des dizaines d'autres aménagements. Elle est plus grande que la plus grande église catholique dans le pays. Ces évangéliques découvrent ce que les catholiques ont appris il y a 1 800 ans. Dieu aime une belle maison de culte qui Lui est consacrée.

La génuflexion : Les catholiques croient que Jésus est réellement présent dans le Tabernacle. Si je demandais à un évangélique ce qu'il ferait s'il voyait Jésus debout devant lui, il dirait : « Je tomberais à genoux. » Bien qu’un chrétien fondamentaliste puisse disputer la présence réelle de Jésus, il ne sera certainement pas en désaccord que la flexion de ses genoux est la réaction appropriée à la présence réelle de Jésus. Un évangélique a dit au Père Bob Bedard, « Si je croyais ce que vous croyez, que Jésus est réellement présent dans l'Eucharistie, je serais à l'église tous les jours et je tomberais à genoux en entrant. » Moi aussi! Je vais à l'église chaque jour et je tombe à  genoux en entrant. (Pour plus sur cela, sélectionnez le menu « Eucharistie » à la gauche.)

Le signe de la croix : Les évangéliques voient cela comme une façon de repérer un catholique d'un mile de loin. Mais c'est une pratique très ancienne. Les chrétiens ont fait ça depuis les premiers temps. Le théologien Tertullien l’a noté en 211 après Jésus-Christ. J'ai reçu cette question dans un courriel :

« Je me demandais ce que ça signifie lorsque, avant l'Évangile, nous faisons un petit signe de la croix sur notre front, nos lèvres et notre cœur. »

Mark Bonocore répond que c'est une prière silencieuse, une réponse à la déclaration de la lecture de l'Évangile, où le prêtre ou le diacre dit : « Une lecture de l'Évangile selon saint Jean. » Alors, les membres de l’assemblée se tracent la croix sur leur front, leurs lèvres et leur cœur, en disant, sous leur souffle « Que ces paroles de l'Évangile puissent être dans mon esprit, sur mes lèvres et dans mon cœur. » En même temps, nous répondons, « Gloria tibi Domine » (« Gloire à toi, ô Seigneur. »).

Le traçage de la petite croix sur notre front est en réalité la forme originale du signe de la croix—celui utilisé par les premiers chrétiens, avant le Concile de Nicée. Le signe retrace la croix que l'évêque a appliquée en huile sainte sur votre front, à la Confirmation. Le signe de la croix actuelle a été développé autour de la période du Concile de Nicée pour dénoncer l'erreur de l'arianisme et pour exprimer la croyance dans la Trinité telle que le Concile l’a définie.

Alors, voici la messe de haut en bas, tel qu’expliqué sur le site internet.

La messe comporte deux parties : la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique. En outre, certains rites ouvrent la célébration et la concluent.

Rites initiaux

Les rites qui précèdent la liturgie de la Parole, c'est-à-dire le chant d'entrée (introït), la salutation, l'acte pénitentiel, le Kyrie, le Gloria et la prière d'ouverture (collecte), ont le caractère d'une ouverture, d'une introduction et d'une préparation. Leur but est que les fidèles qui se réunissent réalisent une communion et se disposent à bien entendre la parole de Dieu et à célébrer dignement l'Eucharistie.

Le chant d'entrée (l'introït)

Lorsque le peuple est rassemblé, tandis que le prêtre entre avec le diacre et les ministres, on commence le chant d'entrée (introït). Le but de ce chant est d'ouvrir la célébration, de favoriser l'union des fidèles rassemblés, d'introduire leur esprit dans le mystère du temps liturgique ou de la fête, et d'accompagner la procession du prêtre et des ministres.

La salutation

Lorsqu'ils sont arrivés au « sanctuaire », le prêtre, le diacre et les ministres saluent l'autel par une inclination profonde. Pour exprimer leur vénération, le prêtre et le diacre baisent ensuite l'autel; et le prêtre, si cela est opportun, encense la croix et l'autel. Lorsque le chant d'entrée est fini, le prêtre, debout à son siège, fait le signe de la croix avec toute l'assemblée. Ensuite, en saluant la communauté rassemblée, il lui signifie la présence du Seigneur. Cette salutation et la réponse du peuple manifestent le mystère de l'Église rassemblée.

L'acte pénitentiel

Ensuite, le prêtre invite à l'acte pénitentiel qui, après un bref instant de silence, est réalisé par toute la communauté en utilisant une formule de confession générale; le prêtre la conclut par une absolution, qui n'a pas toutefois l'efficacité du sacrement de pénitence.

Le Kyrie eleison

Après l'acte pénitentiel, on commence toujours le Kyrie eleison, à moins que cette invocation n'ait déjà trouvé place dans l'acte pénitentiel lui-même.

Le Gloria in excelsis

Le Gloria est un hymne très ancien et vénérable par laquelle l'Église, rassemblée dans l'Esprit Saint, glorifie Dieu le Père ainsi que l'Agneau qu'elle supplie.

La prière d'ouverture (collecte)

Puis, le prêtre invite le peuple à prier; et tous, avec le prêtre, font un instant de silence, pour prendre conscience qu'ils se tiennent en présence de Dieu, et pour mentionner intérieurement leurs intentions de prière. Ensuite le prêtre prononce la prière d'ouverture, appelée habituellement « collecte », qui exprime le caractère de la célébration.

Liturgie de la Parole

La partie principale de la liturgie de la Parole est constituée par les lectures tirées de la Sainte Écriture, avec les chants qui s'y intercalent. En outre, l'homélie, la profession de foi et la prière universelle la développent et la concluent.

Les lectures bibliques

Dans les lectures, la table de la Parole de Dieu est dressée pour les fidèles, et les trésors bibliques leur sont ouverts. La proclamation de l'Évangile constitue le sommet de la liturgie de la Parole. Il faut lui accorder la plus grande vénération. La liturgie elle-même nous l'enseigne puisqu'elle la distingue des autres lectures par des marques d'honneur spécifiques : soit de la part du ministre chargé de l'annoncer, qui s'y prépare par la bénédiction et la prière; soit de la part des fidèles qui par leurs acclamations reconnaissent et professent que le Christ est présent et leur parle, et qui écoutent sa lecture debout; soit par les signes de vénération adressés au Livre des Évangiles.

La première lecture est suivie du psaume responsorial qui fait partie intégrante de la liturgie de la Parole et a une grande importance liturgique et pastorale, car il favorise la méditation de la Parole de Dieu. Après la lecture qui précède immédiatement l'Évangile, on chante l'Alléluia ou un autre chant établi par les rubriques, selon ce que demande le temps liturgique. Ce genre d'acclamation constitue un rite ou un acte ayant valeur en lui-même, par lequel l'assemblée des fidèles accueille le Seigneur qui va leur parler dans l'Évangile, le salue et professe sa foi en chantant.

L'homélie

L'homélie fait partie de la liturgie et elle est fortement recommandée, car elle est nécessaire pour nourrir la vie chrétienne. Elle doit expliquer un aspect des lectures scripturaires, ou bien d'un autre texte de l'ordinaire ou du propre de la messe du jour, en tenant compte soit du mystère que l'on célèbre, soit des besoins particuliers des auditeurs. (Les dimanches et les fêtes de précepte, il faut faire l'homélie à toutes les messes célébrées en présence du peuple, et on ne pourra l'omettre que pour une cause grave; les autres jours, elle est aussi recommandée, surtout aux féries de l'Avent, du Carême et du Temps pascal, ainsi qu'aux autres fêtes et aux occasions où le peuple se rend à l'église en plus grand nombre.)

La profession de foi

Le Symbole, ou profession de foi, vise à ce que tout le peuple rassemblé réponde à la Parole de Dieu annoncée dans les lectures de la sainte Écriture et expliquée dans l'homélie, et, en professant la règle de la foi dans une formule approuvée pour l'usage liturgique, se rappelle et professe les grands mystères de la foi avant que ne commence leur célébration dans l'Eucharistie.

La prière universelle

Dans la prière universelle, ou prière des fidèles, le peuple répond en quelque sort à la parole de Dieu reçue dans la foi et, exerçant la fonction de son sacerdoce baptismal, présente à Dieu des prières pour le salut de tous.

Liturgie eucharistique

À la dernière Cène, le Christ a institué le sacrifice et le banquet pascal par lequel le sacrifice de la Croix est sans cesse rendu présent dans l'Église lorsque le prêtre, représentant le Christ Seigneur, accomplit cela même que le Seigneur lui-même a fait et qu'il a transmis à ses disciples pour qu'ils le fassent en mémoire de lui. En effet, le Christ prit le pain et la coupe, rendit grâce, fit la fraction et les donna à ses disciples, en disant : « Prenez, mangez, buvez; ceci est mon Corps; ceci est la coupe de mon Sang. Vous ferez cela en mémoire de moi ». Aussi l'Église a-t-elle organisé toute la célébration de la liturgie eucharistique en parties qui correspondent à ces paroles et à ces actes du Christ. De fait :

  1. Dans la préparation des dons, on apporte à l'autel le pain et le vin avec l'eau, c'est-à-dire les éléments que le Christ a pris dans ses mains.
  2. Dans la Prière eucharistique, on rend grâce à Dieu pour toute l'œuvre du salut, et les dons offerts deviennent le Corps et le Sang du Christ.
  3. Par la fraction du pain et par la communion, les fidèles, aussi nombreux soient-ils, reçoivent d'un seul pain le Corps du Seigneur et d'une seule coupe le Sang du Seigneur, de la même manière que les Apôtres les ont reçus des mains du Christ lui-même.

La préparation des dons

Au commencement de la liturgie eucharistique, on apporte à l'autel les dons qui deviendront le Corps et le Sang du Christ. D'abord, on prépare l'autel, ou table du Seigneur, qui est le centre de toute la liturgie eucharistique, en y plaçant le corporal, le purificatoire, le missel et le calice, à moins que celui-ci ne soit préparé à la crédence. Puis on apporte les offrandes: faire présenter le pain et le vin par les fidèles est un usage à recommander; le prêtre ou le diacre reçoit ces offrandes à un endroit favorable, pour les déposer sur l'autel. Même si les fidèles n'apportent plus, comme autrefois, du pain et du vin de chez eux, ce rite de l'apport des dons garde sa valeur et sa signification spirituelle.

Lorsqu'on a déposé les offrandes et terminé les rites d'accompagnement, on conclut la préparation des dons et l'on se prépare à la Prière eucharistique par l'invitation à prier avec le prêtre et par la prière sur les offrandes.

La Prière eucharistique

C'est maintenant que commence ce qui est le centre et le sommet de toute la célébration: la Prière eucharistique, prière d'action de grâce et de sanctification. La Prière eucharistique exige que tous l'écoutent avec respect et en silence.

On peut distinguer comme suit les principaux éléments qui forment la Prière eucharistique:

  1. L'Action de grâce (qui s'exprime surtout dans la préface) : Le prêtre, au nom de tout le peuple saint, glorifie Dieu le Père et lui rend grâce pour toute l'œuvre de salut ou pour un de ses aspects particuliers, selon la diversité des jours, des fêtes ou des temps.
  2. L'acclamation : Toute l'assemblée, s'unissant aux puissances d'en haut, chante le Sanctus. Cette acclamation, qui fait partie de la Prière eucharistique, est prononcée par tout le peuple avec le prêtre.
  3. L'épiclèse : Par des invocations particulières, l'Église implore la puissance de l'Esprit Saint, pour que les dons offerts par les hommes soient consacrés, c'est-à-dire deviennent le Corps et le Sang du Christ, et pour que la victime sans tache, qui sera reçue dans la communion, profite au salut de ceux qui vont y participer.
  4. Le récit de l'institution et la consécration : Par les paroles et les actions du Christ s'accomplit le sacrifice que le Christ lui-même a institué à la dernière Cène lorsqu'il offrit son Corps et son Sang sous les espèces du pain et du vin, les donna à manger et à boire aux Apôtres et leur laissa l'ordre de perpétuer ce mystère.
  5. L'anamnèse : En accomplissant l'ordre reçu du Christ Seigneur par l'intermédiaire des Apôtres, l'Église fait mémoire du Christ lui-même, célébrant principalement le mémorial de sa passion bienheureuse, de sa glorieuse résurrection et de son ascension dans le ciel.
  6. L'offrande : Au cœur de cette mémoire, l'Église, surtout celle qui est actuellement ici rassemblée, offre au Père, dans le Saint-Esprit, la victime sans tache. L'Église veut que les fidèles non seulement offrent cette victime sans tache, mais encore qu'ils apprennent à s'offrir eux-mêmes et soient parfaitement réunis, de jour en jour, par la médiation du Christ, dans l'unité avec Dieu et entre eux, pour qu'à la fin Dieu soit tout en tous.
  7. Les intercessions: On y exprime que l'Eucharistie est célébrée en union avec toute l'Église, celle du ciel comme celle de la terre et que l'offrande est faite pour elle et pour tous ses membres vivants et morts, qui ont été appelés à participer à la rédemption et au salut obtenus par le Corps et le Sang du Christ.
  8. La doxologie finale: Elle exprime la glorification de Dieu; elle est ratifiée et conclue par l'acclamation du peuple : Amen.

Les rites de communion

Puisque la célébration eucharistique est le banquet pascal, il convient que, selon l'ordre du Seigneur, son Corps et son Sang soient reçus par les fidèles bien préparés comme une nourriture spirituelle. C'est à cela que tendent la fraction et les autres rites préparatoires par lesquels les fidèles sont immédiatement amenés à la communion.

L'oraison dominicale

Dans l'oraison dominicale, on demande le pain quotidien qui, pour les chrétiens, évoque surtout le pain eucharistique et l'on y implore la purification des péchés, pour que les choses saintes soient vraiment données aux saints.

Le rite de la paix

Vient ensuite le rite de la paix : l'Église implore la paix et l'unité pour elle-même et toute la famille humaine et les fidèles expriment leur communion dans l'Église ainsi que leur amour mutuel avant de communier au sacrement.

La fraction du pain

Le prêtre rompt le pain eucharistique. Le geste de la fraction, accompli par le Christ à la dernière Cène et qui a donné son nom à toute l'action eucharistique à l'âge apostolique, signifie que les multiples fidèles, dans la communion à l'unique pain de vie, qui est le Christ, mort et ressuscité pour le salut du monde, deviennent un seul corps (1 Co 10, 17).

La communion

Le prêtre, par une prière à voix basse, se prépare à recevoir avec fruit le Corps et le Sang du Christ. Les fidèles font de même par une prière silencieuse. Puis le prêtre montre aux fidèles le pain eucharistique, au-dessus de la patène ou du calice, et les invite au banquet du Christ; en même temps que les fidèles, il fait un acte d'humilité, en reprenant les paroles évangéliques indiquées.

Il est très souhaitable que les fidèles, comme le prêtre est tenu de le faire lui-même, reçoivent le Corps du Seigneur avec des hosties consacrées au cours de cette même célébration et dans les cas prévus, qu'ils participent au calice, afin que par ces signes mêmes, la communion apparaisse mieux comme la participation au sacrifice actuellement célébré.

Pendant que le prêtre consomme le Sacrement, on commence le chant de communion pour exprimer par l'unité des voix l'union spirituelle entre les communiants, montrer la joie du cœur et mettre davantage en lumière le caractère « communautaire » de la procession qui conduit à la réception de l'Eucharistie.

Lorsque la distribution de la communion est achevée, le prêtre et les fidèles, si cela est opportun, prient en silence pendant un certain temps. Si on le décide ainsi, toute l'assemblée pourra aussi exécuter un hymne, un psaume, ou un autre chant de louange.

Pour achever la prière du peuple de Dieu et conclure tout le rite de communion, le prêtre dit la prière après la communion, dans laquelle il demande les fruits du mystère célébré.

Rites de conclusion

Relèvent des rites de conclusion :

  1. de brèves annonces, si elles sont nécessaires;
  2. la salutation et la bénédiction du prêtre qui, certains jours et à certaines occasions, est enrichie et développée par la prière sur l'assemblée ou une autre formule solennelle;
  3. l'envoi du peuple par le diacre ou le prêtre afin que chacun retourne à ses bonnes œuvres, en louant et bénissant le Seigneur;
  4. le baiser de l'autel par le prêtre et le diacre, suivi de l'inclination profonde vers l'autel par le prêtre, le diacre et les autres ministres.

Et pour terminer, nous chantons le chant final. Le prêtre se retire. Le servant précède le prêtre jusqu'à la sacristie. Les fidèles quittent l'église, dans la joie d'être plus unis dans le Christ-Jésus, leur Pain de Vie. Les instruments de musique expriment la joie des chrétiens, fortifiés par l'Eucharistie.

Traduction par Bob & Sara DuBroy

Lord Jesus, let Your prayer of unity for Christians
become a reality, in Your way.
We have absolute confidence
that you can bring your people together,
we give you absolute permission to move.
Amen